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Hugo à Brezelle
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Hugo Parmentier sur une île déserte – Hugo Parmentier on a desert island

  • 18/01/2026

Hugo Parmentier, le meilleur grimpeur honoraire breton :), se plie à notre série « Île déserte », par laquelle on espère donner un éclairage un peu décalé sur celles et ceux qui peuplent la haute performance. Force à lui pour n’avoir rien suivi du plan mais tout compris quand même!

Une catastrophe mondiale te pousse à te réfugier sur une île déserte, sorte de petit village gaulois rien que pour toi. Dans ton escarcelle, tu as le droit d’emmener 5 choses liées à l’escalade: 1. un livre d’escalade, 2. un film d’escalade, 3. une voie, 4. un bloc, 5. un outil d’entrainement, 6. un livre autre, 7. un film autre. Que sauveras-tu du désastre, et pourquoi?

Un désastre écologique ? Les dérives fascistes et autoritaires d’un parti d’extrême droite ayant pris le pouvoir ?? Mais vous êtes fous ? Dans quel monde apocalyptique vous êtes-vous fourrés ? 

Pour commencer, et dans ce contexte, il va falloir que je puisse m’informer ! Sinon comment vais-je faire pour revenir au monde, quand le temps sera venu ? J’ai des voies à faire moi !

D’ailleurs est-ce bien raisonnable de tout quitter, de me cacher… Peut-être devrais-je entrer en résistance pour livrer une bataille idéologique et culturelle prônant l’égalité des peuples, de genre, et me battre pour l’accès libre aux besoins primaires de l’être humain. 

Même pas mouillé

Bon, si je me retrouve sur une île déserte. Il faudra donc que je puisse comprendre, savoir où et comment me positionner face à la société, vis à vis des individus. Je vais donc m’abonner à quelques newsletters et journaux pirates. Avec un téléphone et une connexion satellite ça devrait le faire (j’ai trouvé le moyen de prendre un tel sur mon île ! mouah ah ah). Imagine, le Sheffield garage climbing club, me faisant part de leur dernière Board climb, techno, résistance session.

Bon et si y’a plus internet alors je prendrai l’intégrale des Grimper, des Rock and Ice ou bien des Climbing Magazine.

Plus que 3 babioles alors… 

Alors à choisir j’aurais bien emmené le secteur Biographie avec moi ou bien la Ramirole. Humm attends j’hésite peut-être avec Flatanger sinon. 

Mais je crois que c’est triché non? Allez, je vais opter pour un truc tout à fait transportable dans un sac à dos. Du style, un panneau inclinable de 5x5m avec LED inclus et prises lumineuses… Une Kilter quoi. Je pourrais bien tailler avec mes dents quelques prises en bois pour changer un peu les préhensions quand le temps sera venu. Je ne vais pas gâcher un de mes précieux items pour prendre une scie non plus. 

J’te passe les détails mais franchement une Board c’est sans doute le meilleur outil pour : s’entraîner, progresser, se faire rêver (même quand tu sais pas prendre des ballants à un bras), et si par miracle je suis rejoins par des collègues sur l’île et qu’on est coincé, on pourra se tirer la bourre pour l’éternité là-dessus !

Ah d’ailleurs, j’peux emmener mon groupe de pote ??

Eh oui, sinon j’vais pas vivre bien longtemps tout seul. Avec mes amis on pourra créer une petite communauté autonome, s’organiser et se répartir les tâches : un p’tit potager, construire un dessalinisateur pour boire de l’eau douce, se taper des barres, faire des séances de pan, trouver du manioc, chanter, boire et danser. Tranquille quoi ! C’est pas parce que c’est la fin du monde que la vie doit être dure !

Et en dernier je vais embarquer la totalité des films de Big Up Production, en gros tous les Reel Rock, les Dosage etc. « Come On Chris !!! Venga !! Oh no Chris, please don’t chip the rock Chris! »

On va se mettre des failles spatio-temporelles à se mater ces vidéos en boucle.

Et en bonus, mets-moi un panneau solaire et 15 kW de son, steuuuuu plaît !

Photos de Gilles Puyfagès et archives d’Hugo Parmentier

Hugo Parmentier, Brittany’s best honorary climber :), takes part in our ‘Desert Island’ series, through which we hope to shed a different light on those who excel in high performance. We applaud him for not following the plan but understanding everything anyway!

A global catastrophe forces you to take refuge on a desert island, a sort of small Gallic village just for you. You are allowed to take five climbing-related items with you: 1. a climbing book, 2. a climbing film, 3. a route, 4. a boulder, 5. a training tool, 6. another book, 7. another film. What would you save from the disaster, and why?

An ecological disaster? The fascist and authoritarian excesses of a far-right party that has taken power? Are you crazy? What apocalyptic world have you got yourself into?

To begin with, and in this context, I’m going to need to stay informed! Otherwise, how am I going to get back to the world when the time comes? I’ve got routes to climb!

Well, if I find myself on a desert island, I’ll need to understand where I stand in relation to society and other individuals. So I’ll subscribe to a few newsletters and pirate newspapers. With a phone and a satellite connection, that should do the trick (I’ve found a way to take a phone to my island! Ha ha ha). Imagine, the Sheffield Garage Climbing Club telling me about their latest board climb, techno, resistance session.

Well, if there’s no internet, then I’ll take the complete collection of Grimper, Rock and Ice or Climbing Magazine.

Only three more trinkets then…

If I had to choose, I would take the Biography sector with me or the Ramirole. Hmm, wait, I’m not sure, maybe Flatanger instead.

But I think that’s cheating, isn’t it? Come on, I’ll go for something that’s easy to carry in a rucksack. Something like a 5x5m tilting panel with LEDs and lit-up holds… A Kilter, basically. I could carve a few wooden holds with my teeth to change things up a bit when the time comes. I’m not going to waste one of my precious items on a saw either.

Brittany, where the sun always shines. At least 5 minutes per day.

I won’t go into details, but honestly, a board is probably the best tool for training, improving, and dreaming (even when you don’t know how to do one-armed swings), and if by some miracle my colleagues join me on the island and we get stuck there, we can compete forever on it!

Oh, by the way, can I bring my group of mates?

Yes, otherwise I won’t live very long on my own. With my friends, we can create a small self-sufficient community, organise ourselves and divide up the tasks: a small vegetable patch, building a desalinator for fresh water, laughters, board sessions, finding cassava, singing, drinking and dancing. Sweet as! Just because it’s the end of the world doesn’t mean life has to be hard!

And lastly, I’m going to take all the Big Up Production films, basically all the Reel Rock, Dosage, etc. ‘Come on Chris!!! Venga!! Oh no Chris, please don’t chip the rock Chris!’

We’ll get lost in space-time watching these videos on repeat.

And as a bonus, throw in a solar panel and 15 kW of sound, pleeeeease!

Pictures by Gilles Puyfagès and personal archives of Hugo Parmentier

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