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Interviews Suisse / Swiss

Interview : Cédric Lachat, la pile électrique suisse – Interview: Cédric Lachat, the swiss dynamo

Rencontre avec Cédric Lachat, le grimpeur suisse toujours motivé et enthousiaste ! Actuellement en convalescent (fracture du talon et rupture de poulie), nous prenons le temps avec lui de faire le tour de ses aspirations, Cédric étant en ce moment en pleine reconversion après l’arrêt de sa carrière de compétiteur. Ce dernier en profite pour se plonger dans l’entraînement.

–  Fanatic Climbing : Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Cédric: J’aime grimper, voler et faire tous les sports à sensation et surtout j’adore bien manger et le bon vin ! Et non, je ne passe pas mon temps au mac do ! Enfin plus..  Sinon que dire ? Je ne suis pas trop prise de tête.  C’est toujours compliquer de se décrire !

– Fanatic Climbing : quel âge ça te fait maintenant ?
Cédric : 33 ans et 7 cheveux.

– Fanatic Climbing : Où vis-tu ?
Cédric : A Passy juste à côté de Chamonix. Il y a ma copine, des montagnes et je peux voler donc c’est top. Pourquoi vivre ailleurs ?

– Fanatic Climbing : Ton travail ?
Cédric : Grimpeur pro ou semi-pro et je bosse un peu à côté de l’escalade depuis que je ne fais plus de compétition. BE spéléo (mais très très peu), un peu en ouverture et surtout en coaching d’entrainement en escalade.

– Fanatic Climbing : Où et comment as-tu commencé la grimpe ?
Cédric : J’ai  commencé au Jura à l’âge d’environ 10 ans. J’ai copié mon frère qui avait commencé lors d’une journée d’initiation. On est entré au club et après c’est allé très vite pour nous deux. On a progressé à vitesse grand V et on s’est tout de suite retrouvé leader des compétitions nationales. Après c’est encore allé vite avec l’équipe suisse, etc…

– Fanatic Climbing : Peux-tu décrire comment se passe ton quotidien de grimpeur pro ?
Cédric : Je dirai que toutes mes journées sont bien occupés, même trop…  Je me dis souvent que je devrai avoir tout le temps du monde pour grimper et pourtant je suis constamment au taquet ! Je passe beaucoup de temps à m’entraîner (et oui les projets ne tombent pas tout seul), Je suis beaucoup en falaise ou en paroi pour essayer des projets. Et si on rajoute à cela, tous les sports que je fais à côté comme les explorations spéléos, de la montagne, du parapente, et les travaux à la maison, alors j’ai du mal à m’ennuyer ! Mais je dirai que je passe une grosse partie de mes journées à l’ordinateur pour la communication, l’organisation de divers projets, les divers travaux avec mes sponsors, etc.. Et cela prend beaucoup de temps… Donc voilà c’est un travail comme tous les autres, rempli d’obligations.

– Fanatic Climbing : Quelles sont les choses bien, et les choses plus contraignantes ?
Cédric : Souvent les personnes pensent que je passe mon temps à me balader et à grimper sans contrainte, la vie est belle quoi. Mais la réalité est bien différente. C’est cool de recevoir de l’argent et du matériel pour grimper. Mais il n’y a rien sans rien. C’est un travail qui peut être vraiment stressant et contraignant. Le sponsoring en escalade c’est pas du mécénat mais un partenariat qui demande beaucoup d’obligation et de temps. En vrai la question à se poser est pourquoi moi et pas un autre ?… Mais dans tous les cas c’est cette vie que j’aime alors gagner de l’argent avec cela me rend quand même heureux. Je dirai ce que j’aime le plus, c’est tout simplement de transmettre ma passion et partager ce rêve avec les autres. Sinon pourquoi faire tout cela ?

– Fanatic Climbing : Tu as arrêté la compétition d’escalade depuis quelques années, qu’est-ce qui a motivé ton choix ?
Cédric : Le premier point c’est que j’ai toujours dit une chose ! Je veux arrêté la compétition en champion et non en perdant. Je vois trop de grand grimpeur qui remportent beaucoup de coupe du monde et qui finissent aux oubliettes car ils s’acharnent sur les circuits de coupe de monde malgré leur âge. Petit à petit, ils ne font plus que de médiocres résultats alors qu’ils sont des grands champions. Et bilan, il ne transmettent plus rien du tout et ils finissent méconnus de tous jusqu’à passer pour de bon aux oubliettes.

Donc j’ai arrêté ma carrière sur des podiums, certainement au meilleur de ma forme. Et j’en suis très fier.

Ensuite une grosse raison était le stress et la difficulté pour mes proches de vivre avec moi. Chaque minute était consacrée à l’entrainement et même si j’arrivais totalement déconnecter et faire autre chose, il y avais toujours le petit stress de la compétition  bien caché profondément au fond du ventre. Pour les personnes qui me connaissent un peu, cela pourrait paraître fou d’entendre cela de ma bouche. Mais l’image que je partageais sans stress et sans prise de tête n’était malheureusement pas la réalité. Je savais juste contrôler mes émotions.

Ensuite, il y a le stress des sponsors qui me faisait vraiment bien bien vivre financièrement. Mais la contrepartie est simplement que c’est un enfer à vivre. Pour exemple, j’avais des contrats avec obligation de podium en championnat international que je signais en début d’année en échange de mon salaire. Et quand on sait que si on ne réalise pas ce chiffre, les prochains contrats risquent de ne pas se renouveler alors cela n’est pas tous les jours faciles.

Mais c’est des choix de vie que j’aimais et que j’acceptais totalement. La seule chose importante c’est de ne jamais montrer se stress et de rester fair play peut importe se qui se passe. C’est ma vision des choses. Mais j’avoue quand même que de temps en temps la période des compétition me manque.

Balade au clair de Lune, 8b Photo: Thomas Vialletet

– Fanatic Climbing : On te retrouve dans des aventures en grande-voies, bloc, escalade sportive,…Quel est ton terrain de jeu préféré ?
Cédric : J’aime grimper, en fait non, j’aime quand j’en chie et que j’ai du challenge. Donc peut importe où je suis, tant que c’est un projet cool. Mais j’aime bien les grandes voies dures. Le bloc beaucoup moins. Je crois que j’ai peur de tomber sur les pads. En plus, en bloc, on est brouté après 1h et ça me saoule ! Mais j’adore quand même attention !

– Fanatic Climbing : Planifies-tu tes objectifs de grimpe dans l’année ou est-ce que tu choisis tes destinations un peu au jour le jour en fonction des envies ?
Cédric : Les projets sont souvent planifiés mais je dois avouer que j’ai quand même une grosse tendance à tout organiser à la dernière minute… Bien souvent, je ne sais pas ce que je veux faire comme projet. On me propose une idée de projet cool et tout de suite après, c’est partie dans ma tête. C’était comme cela avec « Balade au claire de lune » ou « Hosanna ». Fabien Dugit m’a proposé l’idée et après c’était parti.. En général, je ne réfléchis pas trop, je suis un peu impulsif..

– Fanatic Climbing : Tu fais du parapente et de la spéléo, de la montagne l’été. Parle-nous de ces autres passions qui ont l’air nécessaires à ton équilibre.
Cédric : En fait j’aime pas la vie monotone qui se répète. Si je fais que de la pure escalade, j’en ai vite ras le bol. Et pareil pour le reste… Alors je varie les activités comme ça je reste toujours motivé et à fond.

– Fanatic Climbing : Tu es connu pour dégager une énergie positive autour de toi. Comment expliques-tu cet enthousiasme que tu dégages ?
Cédric : En fait je ne fais rien de spécial ! Je suis juste moi et pas de prise de tête… Dans la vie, qu’on soit victorieux ou dans l’échec, l’important est d’essayer et d’être heureux non ? Et à la fin, peut-importe le niveau. Donc pourquoi se prendre le chou ? Voilà je suis juste moi.

– Fanatic Climbing : En escalade sportive, tu fais plutôt du à vue ou du après-travail rapide. Comment l’analyses-tu ?
Cédric : J’aime vraiment les deux. Je ne suis pas un grand travailleur puisque je n’ai jamais passé plus de 10 jours dans une voie. Je pense que mon point fort est le à vue, c’est mon petit côté de compétiteur…

– Fanatic Climbing : Pourquoi ne pas t’investir dans des voies plus difficiles ?
Cédric : Le truc c’est que pour travailler une voie, il faut être toujours au même endroit donc avoir un assureur. Je ne suis pas du genre à demander à n’importe qui de venir à un endroit et de m’assurer. J’ai besoin d’être en falaise avec des personnes que j’apprécie. Je n’aime peut-être pas assez l’escalade pour y aller juste pour un projet. Je suis très souvent avec ma copine donc si je trouve un projet, il faut qu’elle puisse à son tour en trouver un pour qu’on partage l’esprit de travail à la falaise. Elle viendrai sans problème m’assurer même si elle n’a plus de projet mais je préfère réaliser cela à deux. Voila pourquoi je traîne jamais trop dans les voies. Mais j’essaierai prochainement de me mettre un gros projet dans la même falaise que ma copine.

Et quand même, j’aime bien quand ça va vite et que ça déroule.. Et c’est vraiment cool de faire des 9a en 1 ou 2 jours.. Même mon 9a+ m’a pris que 3 jours. Mais c’est cela le challenge :-). Peut être que je suis juste un peu flemmard…

Photo: Mike Fuselier

– Fanatic Climbing : Quel est ton rêve secret et inavoué qui serait l’aboutissement de ton accomplissement de grimpeur ?
Cédric : Franchement je ne sais pas..  Le jour ou j’ai commencé l’escalade, j’ai dit à une amie « un jour je serai champion du monde » ! Et je n’ai rien lâché jusqu’à réussir. Mais depuis je n’arrive pas dire si j’ai un rêve bien précis.. Mon rêve serait peut-être d’avoir des fonds d’argent nécessaires pour voyager et faire plus d’expés. Et là, peut-être que je me projetterai plus sur un projet particulier..

– Fanatic Climbing : Tu es suisse mais tu as fait le choix de vivre en France. Explique-nous ton choix.
Cédric : En fait je suis juste venu en France pour faire mon BE spéléo et finalement je suis resté. Il faut dire aussi que vivre en France coûte un peu moins cher qu’en Suisse donc quand tu es grimpeur c’est quand même plus facile… Et bien sûr comme j’ai une copine en France, je n’ai aucune raison de rentrer. Peut-être qu’un jour je vivrai en Australie, ou bien tout simplement je serai de retour en Suisse. On ne sait jamais ce que le futur nous réserve…

– Fanatic Climbing : Quel est ton avis sur la grimpe chez nous en France en tant que résident étranger ?
Cédric: J’aime beaucoup les falaises de France. Avec l’Espagne c’est clairement mon pays préféré pour grimper. Sinon l’esprit des grimpeurs français me plait bien.

– Fanatic Climbing : Que peut-on te souhaiter pour le futur ?
Cédric: En ce moment c’est une étape compliquée de ma vie. Après mettre cassé le pied, je continue avec une opération de la poulie. J’ai vraiment l’impression d’être mis sur le banc de touche sans vraiment savoir si je reviendrai un jour à mon niveau de forme d’avant. Donc après toutes ces histoires ,  j’espère que je pourrai grimper sans séquelles et retrouver ma forme. On verra les surprises que me réservent la vie.

– Fanatic Climbing : Ton nouveau site Clepclimbing qu’est-ce que c’est ?
Cédric : Je me suis entraîné vraiment sérieusement pratiquement toute ma vie pour les compétitions. Ensuite, je suis intervenu régulièrement durant deux ans pour coacher l’équipe suisse. Finalement, après que ma copine m’ait bien poussé dans cette direction, je me suis dit que j’allais proposer mes services d’entraînement à toutes les personnes qui en ont besoin. Et les aider à leur tour à progresser et atteindre leur niveau optimal.

Je propose des planifications d’entrainement personnalisées à chaque grimpeur. En plus, je rencontre directement les gens pour des entraînements privés. Mais plus d’info sur mon site ClepClimbing !

Photo de couverture : Cédric dans “Hosanna” à La Ramirole crédit : Raph Fourau (Fb : Raph Fourau Photography)

Interview : Cédric Lachat, the swiss dynamo

We meet Cédric Lachat, the Swiss climber always motivated and enthusiastic! Currently in convalescent (heel fracture and pulley rupture), Cédric is also in a total reconversion after stopping his competitive career. So he is taking the opportunity to immerse himself in training and coaching.

-Fanatic Climbing: Can you introduce yourself to those who don’t know you ?
Cédric: I like to climb, fly and do all the sensational sports and especially I love to eat well and drink good wine! And no, I do not spend my time at the Mac Do! At least not anymore .. Otherwise what to say? I’m not too a complicated person. It’s always difficult to describe yourself!

-Fanatic Climbing: how old ae you now?
Cédric: 33 years old and 7 hairs!

-Fanatic Climbing: Where do you live?
Cédric: A Passy close to Chamonix. Here are my girlfriend, the mountains and I can fly so it’s great. Why living elsewhere?

-Fanatic Climbing: Your work?
Cédric: Pro or semi-pro climber and I’m working too since I’m no longer competing. BE speleo (a little bit), routesetting and especially coaching for climbing.

-Fanatic Climbing: Where and how did you start climbing?
Cédric: I started in the Jura at the age of 10. I copied my brother who started climbing during a day of initiation. We went to the club, and then it came very fast for both of us. We progressed at a high speed and we immediately found ourselves as leader in national competitions. After it was very quick also with the Swiss team, etc …

-Fanatic Climbing: Can you describe how your daily pro climber job is?
Cédric: I’ll say that all my days are busy, even too much … I often think I will have all my time to climb but I’m constantly busy! I spend a lot of time training (and yes projects do not realise by themselves !), I very often go outside to crag to try projects. And if we add to that, all the sports I do like caving, mountaineering, paragliding and homework, so I can’t get bored! But I will say that I spend a lot of time during my days on the computer for the communication, the organization of various projects, the different works with my sponsors, etc. And it takes a lot of time … But that’s it is a job like any other, filled with obligations.

-Fanatic Climbing: What are the good things and things more restrictive of proclimber life?
Cédric: Often people think that I spend my time walking and climbing without constraint, and the life is beautiful. But the reality is very different. It’s cool to receive money and equipment to climb. But there is nothing without nothing. It’s a job that can be really stressful and compelling. Sponsorship in climbing is not sponsorship but a partnership that requires a lot of obligation and time. The question to ask is why me and not another? … But in any case, it is this life that I like to earn money and that makes me still happy. I will say what I like the most is simply to share my passion and this dream with others. Otherwise why doing that?

-Fanatic Climbing: You stopped the climbing competition in recent years, what motivated your choice?
Cédric: The first point is that I always said one thing! I want to stop the competition as a champion and not like a loser. I see too many top climbers who win a lot of world cups and end up in oblivion because they are still competing on world cup circuits despite their age. Little by little, they are doing only mediocre results while they were before big champions. And in the other way, they do not transmit anything at all and they end up unknown and forgotten to all.

So I stopped my career on podiums, certainly at the best of my ability. And I am very proud of it.

Then, a big reason was the stress and the difficulty for my close relatives to live with me. Every minute was devoted to training and even if I could totally disconnect and do something else, there was always the little stress of the competition well hidden deep in the belly. For people who know me a little bit, it may seem crazy to hear that from my mouth. But the image that I shared without stress and relaxed was unfortunately not the reality. I just knew how to control my emotions.

Then there was the stress of sponsors who really made me financially well living. But the compensation is simply that it’s a hell to deal with. For example, I had contracts with podium obligations in international championships that I signed at the beginning of the year in exchange for my salary. And when we know that if we don’t realize the perf, the next contracts may not be renewed, it is not such an easy life every day.

But it was lifestyle choices that I liked and that I totally accepted. The only important thing is to never show stress and stay fair play whatever happens. This is my state of mind. But I admit that somtimes I miss the competition game.

Photo: Sam Challéat 

-Fanatic Climbing: We find you in adventures in mult-pitches, bouldering, sport climbing, mountaineering, … What is your favorite playground?
Cédric: I like climbing, but especially when I find a big challenge. So whatever where I am, if I find a cool project, let’s go! But I like so much the hard multi-pitch routes. I don’t like so much bouldering. I think I’m afraid of falling on the pads. In addition. And in one hour, you have no skin on the hands! But it’s still fun to practice!

-Fanatic Climbing: Do you plan your climbing goals in the year or do you choose your destinations at the very last minute according to the desires?
Cédric: The projects are often planned but I must admit that I still have a big tendency to organize everything at the last minute… Often, I don’t know what to do as project. My friends suggest me a cool project idea and immediately after, it’s part of my mind. It was like that with “Balade au clair de lune” or “Hosanna”. Fabien Dugit proposed me the idea and after it was started … In general, I don’t think too much, I’m a little impulsive…

-Fanatic Climbing: You do paragliding and caving, mountaineering during the summer. Tell us about these other passions that seem necessary to your balance.
Cédric: In fact, I don’t like the poor daily life which can be replicated If I’m just only climbing, I’m quite fast fed up with it. And the same for the rest days… So I do many things to keep being motivated. 

-Fanatic Climbing: You are known for generating positive energy around you. How do you explain this enthusiasm that you are creating?
Cédric: Currently, in fact I’m not doing anything special! I just follow my feelings… For me, being victorious or failing, the important thing is to try and to be happy, right? And at the end, whatever the grade. So why getting bothered for it? I am just me.

-Fanatic Climbing: In sport climbing, you do rather on sight or quick redpoint. How do you analyze it?
Cédric: I really like both of them. I don’t like to work a route that much, I have never spent more than 10 days in a route. I think my strongest point is to climb on sight. It’s my competitor past reflection. 

-Fanatic Climbing: Why do you skip more difficult routes?
Cédric: The thing is, for working a route you need to be always in the same place and find a belayer. I’m not the kind of person to beg for a belay. I need to be at the cliff with people I appreciate. I may not like climbing enough to go only for a project. I am very often with my girlfriend so if I find a project, on the other side it’s better if she can find one also to share the working spirit. It wouldn’t be a problem for her to come even if she  has no longer a project but I prefer to do this together. That’s why I never stay too much in routes. But I will soon try to chose a big project in the same cliff as my girlfriend…

And still, I like it when it’s going fast and well .. And it’s really cool to send 9a in 1 or 2 days .. Even my 9a+ took me only 3 days. But that’s the challenge :-). Maybe I’m just a little lazy …

-Fanatic Climbing: What is your secret and unconfessed dream that would be your main climber’s achievement?
Cédric: Really, I don’t know … The day I started to climb, I told a friend “one day I’ll be world champion”! And I didn’t give up until I succeeded. But since that, I cannot say if I have a specific dream. My dream would like to have enough money to travel and do more expeditions. And then maybe  I would move on a particular project…

Cédric, “Hosanna”, La Ramirole, Verdon – crédit Raph Fourau

-Fanatic Climbing: You are Swiss but you have made the choice to live in France. Explain us why?
Cédric: In fact I just came to France to do my caving diploma and finally I stayed. It must also be said that living in France costs a little less than in Switzerland so when you’re a climber it’s much more easier … And of course, since I have a girlfriend in France, I have no reason to go back. Maybe one day I will live in Australia, or I’ll just be back to Switzerland. We never know what the future will be…

-Fanatic Climbing: What is your opinion about the climbing in France as a foreigner?
Cédric: I really like the French crags. It’s my favorite climbing country with also Spain . French climbing spirit suites me well.

-Fanatic Climbing: What can we wish you for the future?
Cédric: Right now it’s a complex period in my life. After a broken foot, a pulley operation has followed. I have got the feeling to be left on the side  without really knowing if one day I will be able to come back at my past strength. After all these stories, I hope I will climb without any injuries and quickly find my shape back. We will see which surprises life keeps for me.

-Fanatic Climbing: What about your new website, Clepclimbing?
Cédric: I really seriously trained all my life for competitions. I was then involved during two years to coach the Swiss team. Recently, after my girlfriend pushed me in this direction, I told myself that I could offer my training services to all those who need it. It will help them to progress and reach their optimal level.

I propose customed training plans for each climber. In addition of this, I meet them directly for private training. More info on the ClepClimbing website.

Cover pic : Raph Fourau (Fb : Raph Fourau Photography)

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