Entre ses projets de films de sensibilisation, sa paternité, sa maison et son exploration des labyrinthes souterrains de la planète, le Suisse Cédric Lachat, ancien compétiteur du circuit des Coupes du monde et acharné des falaises aussi bien en une qu’en plusieurs longueurs, s’est plié pour nous à l’exercice proposé dans notre série « Île déserte », par laquelle on espère donner un éclairage un peu décalé sur celles et ceux qui peuplent la haute performance. Vous avez dit décalé? Ça pourrait être le middle name de l’intéressé.
Une catastrophe mondiale te pousse à te réfugier sur une île déserte, sorte de petit village gaulois rien que pour toi. Dans ton escarcelle, tu as le droit d’emmener 5 choses liées à l’escalade : 1. un livre d’escalade, 2. un film d’escalade, 3. une voie, 4. un bloc, 5. un outil d’entrainement, 6. un livre autre, 7. un film autre. Que sauveras-tu du désastre, et pourquoi?
Un livre d’escalade c’est sûr que non vu que je n’aime pas lire.

Un film, quand tu l’as vu deux fois c’est chiant.
Un outil d’entrainement c’est sûr que non parce que j’aurai des cocotiers pour faire des tractions.
Un bloc, aucun parce que je n’aurai pas de crashpad, je n’ai pas envie de tomber par terre et que faire trois fois les mêmes moves ça me fait chier.

Une voie, je prendrais un projet dur : le 9b qui me reste à Villanueva del Rosario, “La planta de shiva”. Mais à choisir, si je devais emporter quelque chose, ce serait un ordi avec du réseau, une poupée gonflable et dix meufs.
Crédits photo: Alex Lopez, Marc Daviet, Julia Cassou, Guillaume Broust
Between his awareness-raising film projects, fatherhood, his house and exploration of the planet’s underground labyrinths, the Swiss climber Cédric Lachat – a former World Cup competitor and a remarkable climber of both single-pitch and multi-pitch routes – has taken part in the exercise we set out in our ‘Desert Island’ series, through which we hope to shed a slightly offbeat light on the people who make up the world of elite sport. Did you say ‘offbeat’? That could well be his middle name. Strap in for a ride on the Cédric’s side.
A global catastrophe forces you to take refuge on a desert island – a sort of little Gallic village all to yourself. You’re allowed to take five climbing-related items with you: 1. a book about climbing, 2. a film about climbing, 3. a route, 4. a boulder, 5. a training aid, 6. another book, 7. another film. What would you save from the disaster, and why?
A book on climbing? Definitely not, as I don’t like reading.
A film – once you’ve seen it twice, it’s a right bore.

A training aid? Definitely not, because I’d have coconut palms to do pull-ups on.
A boulder? None, because I wouldn’t have a crashpad, I don’t fancy falling on the ground, and doing the same moves three times in a row really pisses me off.
A route – I’d pick a tough project: the 9b I’ve still got left to do in Villanueva del Rosario, “La planta de Shiva”. But if I had to choose just one thing to take, it’d be a laptop with internet, an inflatable doll and ten women.
Photography: Alex Lopez, Marc Daviet, Julia Cassou, Guillaume Broust



