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Léo Soulé Résistance 8c
Falaise / Sportclimbing Performances Sud Ouest / South West

Léo Soulé réalise la seconde ascension de Dieu Merci dans le Tarn ! – Second ascent of Dieu merci, Gorges du Tarn by Léo Soulé

  • 10/09/2026

« Dieu merci », voie la plus difficile du mythique secteur Tennessee des gorges du Tarn, variante de sortie de gauche de la voie abus ultra classique « Les ailes du désir » avait été libérée en 2020 par Mattéo Soulé. Six ans après, c’est son frère cadet Léo qui vient de réussir la seconde ascension de la ligne (50m, 8c+/9a), qui demeure pour l’instant une affaire de famille ! L’occasion de mettre en lumière ce discret et jeune talent, déjà double champion de France à 15 ans dans les catégories jeunes, mais aussi passionné par la grimpe en milieu naturel, qui avait déjà réalisé son premier 8c il y a deux ans.

Peux-tu te présenter ?
Léo Soulé, j’ai 15 ans je vis aux alentours de Millau . Je fais beaucoup de compétitions et de la falaise pendant les vacances . J’ai déjà réalisé une dizaine de 8c/+ en falaise, je suis également champion de France de difficulté et en équipe de France.

– Quand as-tu essayé pour la première fois « Dieu merci », et quand as-tu décidé de t’y mettre le projet ?

Il y a 2 ans je suis monté dans « Dieu merci » mais je n’ai pas réussi a faire tous les mouvement donc j’y suis remonté l’été dernier et je faisait beaucoup mieux les mouvements mais toujours pas toute la section donc je ne me suis pas mis cette voie comme projet. Et en tout début d’été j’ai commencé sérieusement à l’essayer, et c’est rapidement venu, en 3 séances. J’ai essayé cette voie car je voulais vraiment réaliser un 9a cette année !

– Parle nous de la voie, et des principales difficultés. Qu’est-ce qui fait que ce crux semble si difficile à appréhender ?

« Dieu merci » est une voie réalisée seulement par mon frère Mattéo, qui a résisté à plusieurs grimpeurs de haut niveau. Elle fait 50 mètres donc déjà il faut être motivé à mettre des runs de 40 minutes. Si on la décompose, ça fait un 7c+ de 30 mètres  avec un bon repos et un bon 8A bloc avec un mono où tu croises à une petite fourchette que tu arques. Là Mattéo faisait 3 relances (moi que 2, je ne prends pas la première prise) pour arriver à une prise correcte et envoyer à un plat, après tu décales à un repos où tu repars pour une section rési de 20 mètres qui doit être dans les alentours de 8a+.

– Un mot sur le travail et des séances que tu as consacré dans la voie jusqu’à la réussite.

Alors je n’ai pas vraiment fait d’entraînement pour cette voie je me suis surtout entraîné pour les compétitions internationales qui arrivaient mais je me souviens de toutes les séances pour faire la voie (3 après les 2 des autres années).
Après avoir fait un 8c+ dans les gorges du Tarn (« Trois pattes dans la chouffe »), Je suis retourné dans cette voie . J’ai fait une montée de calage et j’avais vraiment bien les mouvements, j’ais mis un essai et je suis tombé au pas de bloc. La séance suivante, je suis tombé après le pas de bloc, j’étais hyper content.
Je n’y suis pas retourné pendant presque 2 mois et lors de la dernière séance je me suis calé et j’étais vraiment très bien et j’ai enchaîné direct après. Trop content de réaliser mon premier 9a, un de mes objectifs de 2026.

– Raconte nous « la Madoc », ton premier 8c à vue ?

La « Madoc » est un grand 8c de 80 mètres au secteur De Que fas Aqui. Avant le stage de club, mon père m’a dit d’essayer cette voie à vue, et que peut-être ça peut marcher. Dans mon essai, je me suis appliqué à mettre la bonne intensité dès qu’un mouvement était dur pour ne pas tomber et c’est passé, quelle joie !

– Le prochain projet que tu aimerais essayer dehors ?

 J’aimerai bien enchaîné un autre 9a que j’ai déjà commencé à travailler à la Verrière. Il s’appelle « Sonawolf », c’est une connexion avec « Sonatine » autre 8c que j’ai coché cet été.

Pour suivre Léo sur les réseaux, c’est ici.

Photo de couverture : Léo il y a 2 ans dans son premier 8c à Cantobre (coll. Soulé)

Léo Soulé Dieu Merci


“Dieu merci,” the most difficult route in the legendary Tennessee sector of the Tarn Gorges—a left-hand exit variation of the ultra-classic “Les ailes du désir”—was free-climbed in 2020 by Mattéo Soulé. Six years later, it is his younger brother Léo who has just completed the second ascent of the route (50m, 8c+/9a)—which, for now, remains a family affair! This is an opportunity to shine a spotlight on this unassuming young talent, who is already a two-time French champion at age 15 in the youth categories, but is also passionate about climbing outside—and who had already climbed his first 8c two years ago.

– Can you introduce yourself?
Léo Soulé, I’m 15 years old and I live near Millau. I compete a lot and go bouldering during the holidays. I’ve already climbed about ten 8c and 8c+ routes on the crag; I’m also the French difficulty champion and a member of the French national team.

– When did you first try “Dieu merci,” and when did you decide to make it your project?
Two years ago, I climbed “Dieu merci,” but I couldn’t complete all the moves, so I went back to it last summer. I was doing the moves much better, but I still couldn’t complete the entire section, so I didn’t make this route my project. Then, right at the start of summer, I started seriously trying it, and it came together quickly—in just three sessions. I tried this route because I really wanted to climb a 9a this year!

– Tell us about the route and its main difficulties. What makes this crux seem so hard to figure out?
“Dieu merci” is a route that only my brother Mattéo has climbed, and it’s stumped several top-level climbers. It’s 50 meters long, so you already have to be motivated to put in 40-minute runs. If you break it down, it’s a 30-meter 7c+ with a good rest and a solid 8A boulder problem featuring a one-handed hold where you cross over to a small fork that you arch your body around. There, Mattéo took three attempts (I only took two—I don’t take the first hold) to reach a decent hold and send it to a flat section; then you shift to a rest where you set off again for a 20-meter endurance section that must be around 8a+.

– A few words about the work and training sessions you put into this route until you succeeded.
Well, I didn’t really train specifically for this route—I was mainly training for the upcoming international competitions—but I remember all the sessions I did to climb it (3, after the 2 from the previous years).
After climbing an 8c+ in the Gorges du Tarn (“Trois pattes dans la chouffe”), I went back to that route. I did a warm-up climb and had the moves down really well; I gave it a try and fell at the boulder move. The next session, I fell after the boulder move—I was super happy.
I didn’t go back for almost two months, and during my last session, I warmed up and felt really strong, so I sent it right away. I’m so happy to have sent my first 9a—one of my goals for 2026.

– Tell us about “La Madoc,” your first 8c onsight?
“La Madoc” is a long, 80-meter 8c route in the De Que fas Aqui sector. Before the club training camp, my dad told me to try this route onsight, and that maybe it would work out. During my attempt, I made sure to apply the right amount of effort as soon as a move got tough so I wouldn’t fall, and I made it—what a joy!

– What’s the next project you’d like to try outdoors?
I’d love to send another 9a that I’ve already started working on at La Verrière. It’s called “Sonawolf,” and it’s a link route with “Sonatine,” another 8c I sent this summer.

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Cover photo: Léo two years ago on his first 8c in Cantobre (Soulé collection)

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